"Ce n'est pas l' impression de liberté qui est illusoire, c'est la liberté elle-même" - Gérard Bessette.(N)

Publié le par Michel Loiret

     A la suite du diner, comme je m'y attendais, je reçus une autre lettre de la Communitas Lunae, qui me demandait de me rendre quelques jours plus tard a une adresse à St Gratien, et d'emmener avec moi des affaires pour 5 jours. J'étais tres méfiant, mais je me devais de continuer pour les besoins de l'enquête.

 

    Le jour dit, je me rendis à l'adresse indiquée. Un homme a la carrure imposante semblait monter la garde devant l'immeuble. Je lui expliquai la raison de ma visite et lui montrai ma lettre. Un autre homme descendit, et me demanda de le suivre. J'entrai donc et pris l'ascenseur jusqu'au 4e. L'immeuble tout entier appartenait à la Communitas Lunae. Arrivé au quatrième, l'homme m'indiqua une porte entrouverte et me dit d'entrer.

 

Entrant dans l'appartement je fus surpris de découvrir le luxe et la rimmeuble.jpgichesse avec lequel il était décoré. Les futurs adeptes que j'avais déjà rencontrés lors du diner étaient déjà là. Un cadre attendait dans le fond, surveillant les moindres faits et gestes des adeptes, il me dit de m'assoir avec les autres et d'attendre. Après quelques minutes le gourou fit son entrée, entourée de cadres. Il portait une sorte de costume cérémoniel composé d'une longue cape rouge et d'un haut chapeau orné d'or et de pierres précieuses. Il alla derrière un pupitre et commença à parler et nous dit que nous étions prêts à devenir adeptes de la Communitas Lunae, mais que pour cela il nous fallait mourir. Fort heureusement il parlait de notre "nous intérieur" qui devait , selon lui,  mourir pour renaitre avant de pouvoir intégrer la Communitas Lunae. Pour cela nous devions nous rendre dans un autre endroit possédé par la secte. Xavier nous présenta son bras droit, Bertrand, qui allait "s'occuper de nous" durant ces cinq jours. Bertrand et trois autres adeptes nous indiquèrent de les suivre. Nous descendîmes dans la rue ou était garé une sorte de mini bus aux vitres teinté.

 

     Il nous fit monter à l'arrière. Pendant quelques instants nous étions seuls dans le van et je profitai de ce moment pour demander à Thomas, mon voisin au restaurant, si il n'était pas inquiet par ce voyage, il me répondit  qu'il faisait confiance à Xavier. Malheureusement, Bertrand entendit notre conversation. Il me demanda de descendre et une fois a l'extérieur, me fixant bien droit dans les yeux, me dit que je ne devais plus douter ni avoir peur car désormais Xavier était entré dans ma vie et tout irait au mieux. Au bout de quelques secondes à me fixer sans parler il me tapa chaleureusement sur l'épaule et me fit remonter.

 

    Les portes se fermèrent et le bus démarra. Je ne savais pas ou l'on m’emmenait ni ce qui m'attendait la bas, mais je me gardais bien de poser la question. Le bus finit par s'arrêter et un des cadres ouvrit la porte pour nous faire descendre. Nous nous trouvions dans un chalet au bord d'un lac, près d’une montagne. Un endroit coupé du monde. Il n'y avait aucun moyen de fuir : je devais faire ces cinq jours, quoi qu'il arrive.

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